La formation, l’enjeu de l’année 2019

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La formation, l’enjeu de l’année 2019

21 mars 2019 E-learning 26 Academy

Avancer, c’est se former !

 

1. Les décrets publiés au 1er janvier 2019

Alors que 20 à 30 décrets d’application ont été publiés au 1er Janvier 2019 concernant l’avenir professionnel, la formation est au cœur des débats de ce début d’année.

Un employeur a des obligations envers son salarié : il doit s’assurer de son adaptation et de son évolution au sein de l’entreprise, c’est pourquoi la participation au financement de sa formation est essentielle. Et, si essentielle, que l’État a prévu à cet effet des enveloppes financières dans le but d’aider les dirigeants et de les encourager à former leurs collaborateurs.

Si la formation professionnelle constitue une obligation légale pour un employeur, elle ne doit surtout pas être perçue comme une contrainte pour un dirigeant. Les bénéfices que tire une entreprise de la formation de son employé sont indéniables !

Luttons contre le cliché que former un salarié représente une perte d’activité (puisqu’on se sépare de lui pendant un certain temps). Il est vrai qu’organiser de nombreuses démarches administratives auprès des OPCA (Organisme Paritaire Collecteur Agréé) afin de débloquer des financements pour des formations qui souvent peuvent s’avérer inadéquates est très décourageant, et que cette bureaucratie administrative freine la démarche de proposition de formation des dirigeants à leur salariés, pourtant imposée par le Ministère du Travail.

 

2. La formation : un enjeu crucial

L’erreur stratégique est en réalité ici : l’enjeu crucial de la formation est qu’il est à tort considéré par les dirigeants comme un poids auquel ils croient échapper lorsqu’ils n’en reçoivent pas la demande explicite de la part de leurs salariés. Seulement, si d’une part un salarié n’a pas toujours le recul nécessaire sur ses compétences et sur les demandes du marché pour pouvoir demander à être formé, cette demande ne doit pas seulement émaner de lui. L’atout de la formation au-delà d’enrichir et de qualifier le salarié constitue un avantage comparatif majeur pour l’entreprise.

La formation permet de constituer un avantage comparatif pour l’entreprise, et ce à deux niveaux : externe et interne.

Tout d’abord, d’un point de vue externe, la formation constitue un levier de concurrence pour l’entreprise qui pourra dès lors répondre au mieux aux demandes de ses clients toujours plus diverses, et qui ne cessent d’évoluer sur le marché. Sans oublier que, à l’ère de la transformation digitale, la formation n’est plus un luxe. Tous les secteurs se forment.

Nous sommes actuellement en train d’assister à la métamorphose du fonctionnement de tous les secteurs d’activités : de Doctolib à Scrum Master toutes les professions passent d’une ère à une autre. BpiFrance Le Lab a par ailleurs mené une enquête de grande ampleur auprès de 1 814 dirigeants de PME et ETI en France, révélant qu’encore 20% des dirigeants pensent que le temps de la transformation digitale n’est toujours pas venu pour leur entreprise. Selon eux, c’est une entreprise sur cinq qui est condamnée à disparaitre si elle ne forme pas au plus vite ses collaborateurs. Il est donc urgent pour une entreprise de se pencher sur la question, et d’optimiser au mieux les budgets qui lui sont alloués par l’État à cet effet. Le manque de formation constitue aujourd’hui un handicap pour une entreprise.

Du point de vue interne, à rémunération égale, un candidat préfèrera toujours une entreprise au sein de laquelle sa perspective de carrière sera optimisée. Une entreprise qui forme ses salariés est une entreprise qui fidélise ses collaborateurs. Les collaborateurs se sentent pris en considération, cela améliore leur expérience professionnelle et donc leur productivité. Il est donc fondamental de réaliser que l’intérêt de la formation est avant tout un atout pour un employeur car elle constitue un levier de concurrence au niveau interne et externe.

 

3. L’évolution des modalités pédagogiques

Si la formation est un atout pour l’entreprise, les modalités de formations ne cessent d’évoluer afin d’alléger le « coût d’opportunité » de court terme que celle-ci entraîne (notamment à travers le départ du salarié de l’entreprise pour se former, le coût administratif que la demande auprès des OPCA peut entraîner, la diminution des effectifs …). En effet, certains organismes de formations se sont différenciés en proposant des plans de formation mixtes qui associent le distanciel et le présentiel. L’expérience utilisateur devient de plus en plus attractive avec une gamification de l’apprentissage, ainsi que la possibilité de communiquer avec les autres utilisateurs à travers des forums de discussion. Le distanciel permet donc de ne pas avoir à arbitrer entre un investissement sur le long terme dans la formation et une perte de potentiel sur le court terme. Il est désormais possible de combiner les deux. Le tout, pour un dynamisme toujours plus important au sein de l’entreprise.

En 2018, nombreuses ont été les entreprises ayant intégré ces nouvelles modalités pédagogiques permettant plus de flexibilité et surtout plus de réactivité business. L’erreur serait de penser qu’il s’agit d’un effet de mode réservé aux startups et aux grands groupes. Bien au contraire, toutes les entreprises de la TPE à la firme doivent pouvoir être réactives à toute évolution surtout dans un climat de concurrence aussi rude dans tous les secteurs. C’est pourquoi certains organismes possèdent même des pôles analysant en temps réel les évolutions en termes de demande sur le marché afin de proposer des formations à la pointe de la technologie dynamisant toujours plus les offres de service des entreprises. Il est donc fortement conseillé de saisir les opportunités d’accompagnement existant qui permettent de former ses collaborateurs.

 

4. La réforme des financements

En effet, l’État propose par le biais des OPCA de débloquer du financement destiné à la formation du capital humain considéré comme le principal facteur de croissance au 21e siècle. Les formations certifiantes et diplômantes sont donc financées par les organismes d’État afin d’aider et d’inciter les entreprises dans cette démarche extrêmement porteuse de croissance. Jusqu’en 2018, le CPF (Compte Professionnel de Formation) était comptabilisé en heures, chacun pouvait bénéficier d’un crédit horaire de formation. Cependant ce crédit peut être dépassé grâce à certains organismes collaborant avec le FAFIEC qui assure un abondement des heures manquantes. L’enjeu économique de la formation est tel, que ce crédit horaire de formation peut toujours être dépassé pour améliorer la compétence des collaborateurs.

La réforme de 2019 stipule que le compte professionnel de formation autrefois comptabilisé en heures le sera désormais en euros. Une période de transition a néanmoins été prévue par le gouvernement afin d’adapter les propositions de formations. Il est donc d’autant plus conseillé de profiter de l’abondement des heures manquantes que certains organismes proposent tant qu’il en est encore temps. En effet, cette période de transition achevée, il faudra privilégier le rapport qualité prix de la formation, et doubler de vigilance quant à l’adéquation entre formations proposées et les compétences recherchées des salariés ; le tout au meilleur prix.

Former c’est anticiper : conjuguer le passé et le présent, par l’expérience et la recherche, au futur. Steve Jobs a dit « vous ne pouvez pas demander aux clients ce qu’ils veulent et ensuite essayer de le leur donner. Au moment où vous l’aurez créé, ils voudront autre chose ». Il ne faut pas se contenter de répondre à la demande mais il faut provoquer les désirs. Se former, c’est chercher à toujours être à la pointe, chercher à toujours être le meilleur ; chercher à toujours être désiré et ne jamais avoir à démarcher ses services.



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